Remboursement d’impôt : qui va toucher un virement de la DGFiP les 24 et 31 juillet

Chaque été, la DGFiP restitue le trop-perçu d'impôt par virement automatique. Dates, bénéficiaires, montant et pièges à éviter avant que la somme n'arrive sur votre compte.

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Chaque été, des millions de foyers voient tomber sur leur compte bancaire un virement au libellé REMB IMPOT REVENUS. Ce remboursement du trop-perçu répond à une règle simple : lorsque l’impôt réellement dû se révèle inférieur aux sommes prélevées à la source l’année précédente, l’administration fiscale vous restitue la différence.

Le prélèvement à la source, en place depuis 2019, ajuste l’impôt au fil des revenus, mais il repose sur un taux calculé à l’avance. La déclaration du printemps sert justement à confronter ce qui a été prélevé au montant définitif. Un écart en votre faveur ouvre droit à un remboursement, versé au cœur de l’été.

Cette année, deux dates concentrent l’attention : les 24 et 31 juillet 2026, retenues par la DGFiP pour verser les trop-versés et les crédits d’impôt. Qui va réellement recevoir cet argent, pour quel montant, et quels réflexes adopter avant que le virement n’arrive ?

Pourquoi l’État vous doit parfois de l’argent

Deux situations principales déclenchent un remboursement. La première tient au prélèvement à la source : si vos revenus ont baissé en 2025, ou si votre foyer a changé avec une naissance, un départ à la retraite ou une séparation, le taux appliqué a pu ponctionner davantage que l’impôt finalement dû. L’administration solde alors l’écart.

La seconde raison concerne les réductions et crédits d’impôt liés à des dépenses de 2025 : emploi d’un salarié à domicile, garde de jeunes enfants, dons aux associations, investissement locatif. Une avance de 60 % de ces avantages a déjà été versée à la mi-janvier, et le solde arrive en juillet, une fois la déclaration traitée.

Une distinction reste utile à garder en tête : un crédit d’impôt peut vous rapporter de l’argent s’il dépasse l’impôt dû, tandis qu’une réduction ne fait qu’effacer tout ou partie de l’impôt, sans jamais donner lieu à un versement. Cette nuance décide de ce que vous touchez vraiment.

Deux dates de virement à repérer sur votre relevé

Le calendrier estival de l’administration fiscale tient en quelques repères. Les voici, pour ne pas s’inquiéter ni se laisser abuser pendant les semaines qui viennent :

  • le remboursement est viré soit le 24 juillet, soit le 31 juillet 2026, selon les dossiers ;
  • l’avis d’impôt, qui détaille le calcul, est mis en ligne dans l’espace personnel entre la fin juillet et la fin août ;
  • le virement porte le libellé REMB IMPOT REVENUS, émis par la DGFIP FINANCES PUBLIQUES ;
  • en l’absence de coordonnées bancaires connues, un chèque est adressé au domicile ;
  • aucune démarche n’est requise, le versement étant automatique pour qui a déclaré dans les temps.

Un délai de un à trois jours ouvrés peut séparer la date officielle de l’apparition réelle sur le compte, le temps que les banques traitent l’opération. Inutile de multiplier les vérifications si la somme n’est pas visible dès le matin du 24.

Ce calendrier vaut pour les foyers en attente d’un retour. Pour les autres, l’été peut au contraire annoncer un solde à payer, prélevé à partir de septembre. Reste à savoir dans quelle catégorie vous vous situez.

Qui est concerné, et pour quel montant

Le remboursement ne touche pas tout le monde. Sont visés les contribuables dont le prélèvement 2025 a dépassé l’impôt final, et ceux qui ont droit à un reliquat de crédits d’impôt. D’après les estimations relayées par la presse spécialisée, entre 10 et 15 millions de foyers devraient recevoir un virement cet été.

Le montant, lui, varie fortement d’un dossier à l’autre : il dépend de l’ampleur des crédits d’impôt et de l’écart entre le taux de prélèvement et l’impôt réellement dû. Un ménage employant une aide à domicile ou payant des frais de garde peut voir revenir plusieurs centaines d’euros, quand un autre ne percevra qu’un modeste ajustement.

Cette rentrée d’argent tombe alors que les budgets restent sous tension, entre inflation persistante et hausses de tarifs. Elle rejoint la longue liste des sujets qui grèvent le quotidien, à l’image de la baisse discrète des quantités en rayon qui rogne le pouvoir d’achat sans toucher à l’étiquette. Le contexte rend ce virement d’autant plus attendu.

Le geste à vérifier avant que le virement ne parte

Pour recevoir la somme sans accroc, une seule condition compte vraiment : disposer d’un compte bancaire à jour dans l’espace fiscal. Les coordonnées se corrigent via le service Gérer mon prélèvement à la source, sur impots.gouv.fr. Un RIB périmé bascule le remboursement vers un chèque papier, plus lent à recevoir et à encaisser.

En cas de doute, le centre des finances publiques répond au 0 809 401 401, du lundi au vendredi. Vérifier son relevé d’identité bancaire prend deux minutes, et c’est le seul point sur lequel le contribuable garde la main, tout le reste se déroulant automatiquement. Cette automaticité, précisément, ouvre la porte à des tentatives d’escroquerie.

Les arnaques qui surfent sur le remboursement

La promesse d’un remboursement est l’appât préféré des escrocs. Chaque été, de faux courriels et de faux SMS annoncent une restitution de « plusieurs centaines d’euros » et invitent à cliquer sur un lien pour la toucher au plus vite. Les tentatives d’hameçonnage aux couleurs du fisc ont progressé de 38 % entre 2024 et 2025, d’après les services publics de cybersécurité.

Le vrai remboursement, lui, ne réclame aucune action : il arrive seul, sur le compte déjà connu, sans jamais transiter par une carte bancaire. Un message pressant qui réclame vos identifiants ou votre numéro de carte trahit à coup sûr la fraude, au même titre que les faux SMS qui réclament un paiement déjà repérés sur d’autres prétextes.

Les services de la Direction générale des Finances publiques ne demandent jamais de coordonnées bancaires, d’informations personnelles […] par courriel ou téléphone.

Direction générale des Finances publiques, avertissement publié dans la rubrique sécurité du site impots.gouv.fr

Le bon réflexe tient en une phrase : vérifier soi-même dans son espace personnel plutôt que de suivre un lien reçu. Un remboursement légitime figure toujours sur l’avis d’impôt, consultable directement sur le site officiel, sans intermédiaire ni sentiment d’urgence.

Ce que ce virement dit de votre imposition

Recevoir un remboursement n’a rien d’un cadeau : c’est le signe que l’État a prélevé trop tôt une somme qu’il rend ensuite sans intérêts. Ajuster son taux de prélèvement en cours d’année, quand les revenus baissent, évite cette avance forcée et lisse la trésorerie du foyer. Le taux se modifie à tout moment depuis l’espace en ligne.

Reste la question de l’usage de cette rentrée d’argent. Placée plutôt que dépensée, elle rappelle le débat sur le rendement de l’épargne réglementée, alors que les livrets peinent à suivre l’inflation. Entre soldes d’été et budget de rentrée, ce virement de juillet arrive à un moment où chaque arbitrage compte.


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